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Ligue des Champions Demi-finale El Clasico 27-04-2011



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Le Real, c'est du solide


Après le Barça mardi, nous avons passé au peigne fin la prestation des joueurs du Real, mercredi. La qualification acquise aux dépens de Tottenham (0-1) a confirmé la robustesse des Merengue. A White Hart Lane, la défense madrilène a tenu bon. Le jeu et les joueurs.

Casillas : A l'exception d'une tête de Defoe sur son poteau, le gardien madrilène n'a jamais vraiment tremblé face aux Spurs. Ses sorties autoritaires ont eu raison de la fougue londonienne. Mine de rien, Casillas vient de boucler trois rencontres en une semaine sans prendre de but. Samedi, il se mesurera à l'attaque la plus prolifique d'Espagne : celle du Barça (85 buts en 31 matches).
Ramos : La vitesse de Gareth Bale l'a mis au supplice. D'ordinaire intraitable, le défenseur espagnol a pris des courants d'air dans son couloir droit. Il a multiplié les fautes grossières et a échappé miraculeusement au carton. José Mourinho a préféré le remplacer par Granero (57e) avant qu'il n'écope d'un avertissement. Cela l'aurait privé de la demi-finale aller face au Barça.
Albiol : En l'absence de Pepe, suspendu, il était associé à Ricardo Carvalho en défense centrale. Le tandem a d'abord souffert face à la présence de Pavlyuchenko. Mais Albiol a fini par imposer sa puissance athlétique. Sobre dans ses relances, il a fait le boulot. Dans l'esprit de Mourinho, il reste une solution de rechange. Plutôt fiable.
Carvalho : C'est LE point noir de la soirée londonienne des Merengue. Le Real sera privé de Ricardo Carvalho le 27 avril. Le Portugais se savait sous la menace d'une suspension en cas de carton jaune. Il l'a pris pour un tacle illicite sur Huddlestone avant la pause. Carvalho manquera la demi-finale aller de Ligue des Champions. Heureusement pour Mourinho, il sera là - a priori - lors des deux premiers Clasicos, samedi en Liga, puis mercredi, en finale de la Coupe du Roi.
Arbeloa : En le préférant à Marcelo au poste de latéral gauche, Mourinho a pris une option plus défensive. C'est peut-être pour celle-là qu'il optera dès samedi, à Bernabeu. L'apport offensif d'Arbeloa est évidemment plus limité que celui de Marcelo. Mais sa solidité a le don de verrouiller le couloir. Enfin, presque : Aaron Lennon et ses jambes de feu ont souvent filé dans son dos. On imagine ce que ça peut donner face à Dani Alves et Lionel Messi.
Xabi Alonso : La rampe de lancement du Real, c'est lui. L'international espagnol est précieux dans la construction du jeu madrilène. Lorsqu'il est pressé, comme ce fut le cas à White Hart Lane, Xabi Alonso redescend très bas. Il a besoin de toucher le ballon. Sur les cinquante-trois qu'il a joués mercredi, avant de céder sa place à Karim Benzema (75e), il n'en a perdu que six. Ses transversales sont d'une précision chirurgicale. La défense du Barça le sait : elle s'en méfiera comme de la peste.
Khedira : L'acolyte de Xabi Alonso au milieu de terrain est précieux dans le combat et le défi physique. Il l'a encore prouvé face aux Spurs. Infatigable travailleur, l'international allemand a parcouru près de 12 km à White Hart Lane. Même en fin de match, il avait encore l'énergie pour apporter le surnombre.
Ronaldo : Exilé côté droit, la star madrilène n'a pas été ménagée par les sifflets du public anglais. Sans doute pensait-il que le danger numéro un du Real, c'est lui. Sans être éblouissant, Ronaldo a eu le mérite d'inscrire le but de la victoire. Bien aidé, il est vrai, par une bourde monumentale de Gomes. Dans le jeu, il est toutefois retombé dans ses travers. Ses excès d'individualisme ont agacé ses partenaires.
Özil : Et dire qu'il n'a que 22 ans ! Arrivé cet été en provenance du Werder Brême, Mesut Özil s'est déjà imposé comme le maître à jouer du Real version Mourinho. Le stratège allemand joue terriblement juste. Et son entente avec Adebayor fut plutôt séduisante. Avec Ronaldo, les automatismes sautent moins aux yeux.
Marcelo : On ne sait jamais réellement s'il est latéral ou milieu gauche. Mercredi, Mourinho l'a installé dans l'entrejeu, à un poste où son naturel offensif peut s'exprimer sans restriction. Derrière lui, Arbeloa assurait la couverture. Trop porté vers l'avant, le Brésilien a laissé son partenaire livré à lui-même face à Lennon. Marcelo a paru plus discipliné en fin de match, lorsque le coaching de Mourinho l'a contraint à redescendre d'un cran.
Adebayor : Le Togolais n'a peut-être pas la classe d'un Benzema ou le sang froid d'un Higuain. Mais au moins, son profil offre de remiseur élargit considérablement la palette offensive du Real. Si José Mourinho l'a fait venir cet hiver, c'est bien pour qu'il serve de point d'ancrage à ses coéquipiers. Double buteur à l'aller, Adebayor s'est beaucoup démené au retour. A White Hart Lane, il a joué tout le match. Faut-il en déduire qu'il ne débutera pas samedi, face au Barça ? Seul Mourinho le sait.
Eurosport - Gil BAUDU